Le soudo-brasage


Voici le dernier paragraphe du chapitre 3 du cours de l’ouvrage “Technologie du soudage” par Jean MATON. se fait avec le chapitre 3 qui est nommé par son auteur Le soudage aux gaz

Si vous préférez lire le cours précédent qui traite du brasage ou aller au sommaire

Cette partie traite du soudo-brasage

CHAPITRE 3 : LE SOUDAGE AUX GAZ
Le soudage aux gaz utilise la chaleur de combustion d’un gaz combustible ( généralement l’acétylène ou le propane ) mélangé sous certaines proportions à un gaz comburant, tel que l’oxygène qui peut être pur ( bonbonnes ) ou contenu dans l’air, ce qui permet la combustion de l’acier et l’évacuation des scories lors des saignées.

On distingue :

  • Le soudage oxyacétylénique
  • Le brasage ( fort ou tendre )
  • Le soudo-brasage

Le soudo-brasage (Procédé 971)

Technique de dépôt hétérogène. C’est une forme particulière du brasage où la fusion du métal d’apport, au lieu de s’effectuer simultanément dans l’ensemble du joint, est obtenue de proche en proche à l’aide de la chaleur apportée par un chalumeau soudeur ( diffusion moléculaire ). La forme du dépôt s’apparente à celle d’un cordon de soudure effectuée sur chanfrein.

3.3.1 Applications

Aciers, fontes, aciers à haute teneur en carbone, ac. galvanisé, cuivre, ….

Exemples : Soudo-brasage d’éléments de carrosserie automobile , soudo-brasage de la fonte ( réparation des pièces cassées ). La résistance des assemblages est fonction de la résistance du joint, donc inférieure à la résistance du métal de base via les métaux d’apport.

3.3.2 Métaux d’apport

  • Laiton 60% Cu + 40% Zn + 0,2% Si fondant à 880 °C
  • Maillechort 50% Cu + 40% Zn + 10% Ni +0,2% Si
  • Le silicium est inclus pour s’oxyder en formant une couche protectrice et empêcher l’évaporation du Zn

3.3.3 Flux décapants ( Fig 3-30 )

Ils protègent la zone à soudo-braser de l’oxydation ou éliminent par scorification les oxydes qui s’y forment. Leur emploi est indispensable. Ils sont utilisés sous forme pulvérulente ( borate de soude et acide borique ), sous forme de pâte, par enrobage du métal d’apport ou sous forme gazeuse ( dans ce cas le flux est mélangé au gaz combustible => flamme généralement verte.

3.3.4 Préparation des pièces

Les pièces doivent être propres, dégraissées, décapées, meulées ou sablées.


Préparation soudo-brasage
Préparation soudo-brasage

3.3.5 Le soudo-brasage des fontes ( 600 – 800°C )


soudo-brasage
Soudo-brasage

Apporte une solution pratique aux problèmes du soudage autogène ( points durs, cémentite – fissuration ). Assure l’étanchéité.

  • a) Préparation des pièces : Nettoyage aux abords du joint, chanfreiner à cœur à 70°. Pour de fortes épaisseurs pratiquer des étages pour augmenter la surface d’accrochage. Casser les arêtes, toujours terminer à la lime.


    Soudo brasage 2
    Soudo brasage 2

  • b) Flamme : Doit être neutre et douce 50 l/h par mm d’épaisseur à assembler.
  • c) Méthode opératoire : Préserver les arêtes, assurer la liaison et éviter la surchauffe, en dirigeant le dard sur le métal déposé. Vérifier le mouillage régulier.

3.3.6 Le soudo-brasage des aciers ( 750 – 890°C )

Apporte une solution identique à celle des fontes surtout pour les aciers à haute teneur en C, où l’on évite la zone de transformation toujours dangereuse.

a) Flamme : Doit être neutre et douce 60 l/h par mm d’épaisseur à assembler.
b) Méthode opératoire : Identique à celle décrite plus haut, utiliser la pratique du talon sur les tôles.

3.3.7 Le soudo-brasage des aciers galvanisés

Une bonne pratique de ce soudo-brasage permet de pouvoir conserver la couche protectrice de zinc ( fusion à 410 °C, évaporation à 910 °C ). Il est utilisé pour le soudage des tuyauteries domestiques et industrielles.

3.3.8 Le soudo-brasage des alliages de cuivre ( 850 °C )

Soudage intéressant sur cuivre oxydé. Sur du laiton c’est une soudure autogène. Le soudage sur du bronze d’aluminium est difficile, pour ce faire, il est recommandé d’utiliser un flux décapant pour aluminium. Comme les alliages de cuivre sont friables à haute température, toujours opérer sur joint suspendu.

3.3.9 Le soudo-brasage sous flux gazeux ( Lindeflux )

Il consiste en l’utilisation d’un flux décapant liquide stocké dans un réservoir étanche branché entre la bouteille de C2 H2 et le chalumeau. L’acétylène, en passant dans l’appareil, entraîne la quantité de flux liquide nécessaire qui se vaporise dans la flamme la rendant décapante.


Soudo brasage sous flux gazeux
Soudo brasage sous flux gazeux

  • a) Utilisations : Soudage et soudo-brasage des cuivre, laiton, bronze. Soudo-brasage des aciers ordinaires et galvanisés.
  • b) Avantages : Comparativement avec le flux en poudre ou en pâte, on constate l’absence de dépôt vitrifié, mais également l’absence d’inclusions dans le joint soudé ou soudo-brasé. Le débit doit être constant et régulier durant toute la durée du travail.
  • c) Mise en œuvre : Régler la distribution en dirigeant le C2 H2 par l’appareil. Attention, il faut veiller à purger parfaitement la conduite de C2 H2 pour éliminer le mélange air + C2 H2. La flamme prendra une couleur verte qui peut subsister après la mise hors service de l’appareil.
  • d) Métal d’apport : Ne peut être enrobé, ni entouré de pâte ou de poudre.
  • e) Précautions : Le liquide corrosif doit être stocké et manipulé avec précautions. Il ne peut être en contact avec la peau, ni les vêtements. Ne pas respirer le gaz volatil, le fait d’opérer en atmosphère confiné, peut provoquer l’irritation des muqueuses.

3.3.10 Aspect des soudures soudo-brasées Fig 3-45 a, b & c


Soudures Soudo-brasage
Soudures Soudo-brasage


Soudo brasage soudures
Soudo brasage soudures

Si vous souhaitez voir le cours précédent sur le brasage ou le suivant qui traite du soudage à l’électrode enrobée

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