L’essai de pliage

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Sommaire pour la partie suivante du Chapitre 1 de l’ouvrage de Jean Maton « Technologie du soudage »

Cette partie traite des essais mécaniques et dans cette cinquième et dernière partie des essai mécaniques, de l’essai de pliage. Si vous souhaitez voir la partie précédente qui traite des essais de dureté SHORE ou le suivant qui parle de la classification des métaux

1.3 ESSAIS MECANIQUES
  • 1.3.1 Essai de traction
  • 1.3.2 Essais de dureté ( Hardness test )
  • 1.3.3 Essai de résilience Charpy ( Ingénieur français 1864 – 1945 )
  • 1.3.4 Essai de dureté « Shore »
  • 1.3.5 Essais de pliage

a) But : Déterminer l’aptitude à la déformation par pliage d’un joint soudé.

Il est décrit dans des normes (EN 910 ou ASTM E190-92 par exemples) mais également dans des codes de construction ou encore dans le cahier des charges des donneurs d’ordre. Le prélèvement des éprouvettes est le plus souvent effectué dans le sens travers (perpendiculairement à la soudure) pour tester l’aptitude au pliage endroit ou envers ( Fig 1-17b ) du joint soudé. Mais, lorsque l’épaisseur du matériau est trop importante, ils sont parfois remplacés par des essais de pliage sur tranche.


Schema essai de pliage
Schéma de l’essai de pliage

L’éprouvette ainsi que l’appareillage nécessaire à l’essai sont simples et faciles à mettre en œuvre, ce qui avantage cet essai très réalisable à l’atelier. En général, l’essai de pliage requière 2 pliages endroit et 2 pliages envers soudure ou 4 pliages sur tranche.

Toutefois, les éprouvettes doivent être grossièrement polies, afin de pouvoir mettre en évidence la soudure et d’arrondir les arrêtes ( r = 0,2 x e avec r = 3 mm max ) pour éviter les amorces de rupture. Le résultat peut parfois être utile pour prononcer la qualification d’un soudeur en lieu et place d’un contrôle pour radiographie de soudure. Le résultat est fonction de l’apparition de déchirures ou arrachements provoqués par d’éventuels défauts préexistants dans la soudure ou dans le métal de base, le critère d’acceptation étant souvent associé à une longueur de défaut préétablie à ne pas dépasser. Sauf spécification contraire, les défauts de moins de 3 mm de long sur les arêtes des éprouvettes, ne sont pas considérés comme des causes d’échecs de l’essai.

Notes :
  • Les rouleaux d’appui doivent avoir un diamètre ≥ 20 mm.
  • La longueur des éprouvettes L = l + D ( l = distance entre rouleaux et D = diamètre des rouleaux )
  • Pour les tôles d’acier, la largeur b de l’éprouvette doit être ≥ à 1,5 x e avec b ≥ 20 mm minimum.
  • Pour les tubes ≤ 50 mm b = t + 0,1 . Ø et b ≥ 8 mm
  • Pour les tubes > 50 mm b = t + 0,05 . Ø et 8 ≤ < 40 mm
  • Pour les tubes Ø > 25 . t voir les tôles planes ( t = épaisseur du tube )
  • Pour le pliage longitudinale voir le tableau 2 de la norme EN 910

Si vous souhaitez voir le cours précédent sur l' essai de dureté SHORE ou le suivant qui traite de caractéristiques des aciers et leur désignation
ou si vous souhaitez en savoir plus sur les propriétés physiques et mécaniques des matériaux ou retourner à la table des matières

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