Les contrôles des soudures

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Après une semaine sans articles, vu que le chapitre n°9 était terminé, je vais reprendre la publication des 2 derniers chapitres de l’ouvrage de JEAN MATON.

Voici le CHAPITRE 10 : CONTRÔLE DES SOUDURES. Il suit le gougeage par arc-air du chapitre 9. le sommaire se trouve ici sinon.

Sommaire
10.1 INTRODUCTION

  • 10.1.1 Le contrôle avant le soudage
  • 10.1.2 Le contrôle pendant le soudage
  • 10.1.3 Le contrôle après le soudage

10.1 INTRODUCTION

Il est nécessaire et de la plus haute importance de vérifier la santé des soudures sur des pièces de résistance. A cet effet, il existe de nombreuses méthodes d’essais à utiliser, mais les seuls habilités à les utiliser sont :

  • Le soudeur lui-même, pour autant qu’il soit qualifié selon la norme EN 287 et pour autant qu’il s’agisse d’opérations liées directement à la procédure de soudage.
  • Les inspecteurs de soudage (opérateurs) qualifiés qui peuvent être indépendants ou liés à un bureau de contrôle agréé tels que AIB-VINCOTTE, APRAGAZ, VERITAS, TUV, ………

Si l’on constate des anomalies, il faut comparer leur nombre et leur taille aux tolérances émises par les normes et selon le cas, effectuer une correction des soudures. Il est évident que les réparations éventuelles doivent être contrôlées, car elles peuvent encore contenir des défauts.

Il reste qu’il y aura toujours des anomalies dans un joint soudé.
Objectif des contrôles : C’est de garantir la bonne exécution de l’assemblage d’une construction.
Il s’applique :

  • A la prévention des défauts
  • La détection et la localisation de ces défauts
  • L’évaluation du degré de gravité des défauts
  • L’acceptation ou le refus de la pièce, suivant l’interprétation des défauts.

Le contrôle des soudures doit s’exercer à trois moments bien distincts :

  • Avant le soudage
  • Pendant le soudage
  • Après le soudage

10.1.1 Le contrôle avant le soudage

Il a pour but de prévenir les défauts. Il portera sur :

  • La soudabilité métallurgique du métal de base (analyse chimique du matériau, contrôle macrographique, propriétés mécaniques, etc …)
  • La qualité du métal d’apport (compatibilité avec le métal de base, état de surface, propriétés mécaniques, nature et dimension)
  • La préparation des pièces (ouverture des chanfreins, écartement des bords et dénivellation, montage et fixation, positionnement, etc ….)
  • Les gabarits (d’assemblage, de vérification des cordons)
  • Les séquences de soudage (ordre des diverses soudures, sens de réalisation)
  • Les traitements thermiques (préchauffage, maintien en température)
  • Le matériel de soudage (état, puissance, les réglages, etc ….)
  • La qualification du soudeur (habilité manuelle, niveau technologique, essais dans les conditions de soudage du type d’assemblage)
  • L’examen de la condition physique du soudeur (travaux dangereux, positions pénibles, travaux délicats)
  • La qualification des Modes Opératoires de Soudage (Q.M.O.S)
  • La vérification des documents de suivi et des enregistrements qualité
  • La qualification des contrôleurs.

10.1.2 Le contrôle pendant le soudage

Il a pour but de s’assurer que les règles d’une bonne exécution du joint sont respectées. Il portera sur :

  • La qualité du soudage
  • La nature et dimension du métal d’apport (soudabilité, état de surface, propreté)
  • Le réglage de l’appareil de soudage (correspondance entre le réglage indiqué et le résultat obtenu, maintien du réglage)
  • L’état du joint réalisé (aspect conforme du cordon, dimensions des gorges, pénétration, propreté, écartement des bords)
  • La disposition des passes (leur nombre, le sens de réalisation)
  • Les cadences de soudage (vitesse, interruptions entre passes)
  • Les déformations (décalage des pièces)
  • La température du traitement thermique (maintien en température)
  • Le respect des Descriptifs de Mode Opératoire de Soudage (D.M.O.S)

10.1.3 Le contrôle après le soudage

Il a pour but de vérifier que le joint exécuté soit bien conforme aux exigences de la construction. Il portera sur :

  • La mise en œuvre des contrôles appropriés en conformité avec la réglementation
  • L’analyse des résultats des divers contrôles effectués
  • L’instruction des dossiers  » constructeurs  » ou qualité attestant de la bonne réalisation des fabrications.

On distingue essentiellement trois méthodes de contrôle pour les soudures telles que :

  • Le contrôle destructif dans lequel on découpe la pièce pour réaliser des éprouvettes qui seront utilisées pour les essais imposés.
  • Le contrôle semi-destructif pour lequel on pratique une entaille, un perçage dans le joint soudé ou on prélève un petit échantillon du joint et que l’on rebouche par soudage.
  • Le contrôle non destructif qui ne modifie pas l’état de la pièce.

Chacun de ces contrôles peut être imposé par le bureau d’études ou de méthodes, mais revêt un caractère important aussi bien dans les qualifications du soudeur que pour la qualification de la procédure de soudage.

Remarque : Si un traitement thermique après soudage (TTAS) est imposé, seront vérifiés : Le temps de montée en température, la température atteinte, la durée du maintien et la durée de refroidissement.

Ce cours suit le gougeage par arc-air du chapitre 9, le suivant cite les différents types de contrôles destructifs ou non destructifs et le sommaire se trouve ici sinon.

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