Soudage par résistance en bout, étincelage, haute fréquence

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Avant d’aller plus loin, on vous propose les cours précédents à consulter:

Le soudage par résistance en bout, par étincelage et à haute fréquence est le cours suivant le soudage par bossage et soudage à la molette.

Soudage par résistance
Soudage par point
Soudage à la molette
Sommaire des cours sur le soudage

7.1.8 Soudage par résistance en bout (Procédé n° 25)

1. Principe du procédé


Soudage par résistance en bout
Soudage par résistance en bout

Les pièces à assembler sont bridées entre les mors reliés à une source de courant (Fig 7-27). Les surfaces en contact doivent être usinées. L’échauffement se fera par effet Joule et aura lieu uniformément sur toute la section. Lorsque la température est suffisante, le soudage est obtenu par refoulement desdeux surfaces par forgeage après arrêt du courant. Ce procédé possède une séquence de soudage comme pour le soudage par points à savoir : Accostage, soudage, maintien (ou forgeage). Il va se produire un bourrelet autour du joint. Une opération d’usinage sera donc nécessaire pour éliminer le renflement, les traces d’oxyde ou des souillures.nL’expulsion des vapeurs métalliques fournit une atmosphère qui met le joint à l’abri d’une contamination par l’air. Le soudage par résistance bout à bout s’applique aux assemblages en bout de barres, ou produits longs, mais également à la réalisation de la soudure longitudinale des tubes.

L’intensité de soudage varie de 10 kA à 100 kA et une tension de 5 à 20 V. La durée d’un cycle varie de 10 à 100 s. La position de soudage est généralement verticale, c’est un dispositif difficilement portable.

2. Applications :


Pieces soudees en bout
Pieces soudees en bout

Ce procédé est utilisé pour le soudage des alliages à base de fer, les alliages d’aluminium, de titane, les aciers doux, le cuivre et cuivre-bronze, laiton, cuivre sur autres métaux, lames bimétalliques. C’est un procédé totalement automatique.

Exemples : aboutement des rails, trains d’atterrissage, bagues en acier, les brides, les couronnes, les outils et forets, les jantes automobiles, outils, couteaux, etc…

3. Avantages et inconvénients
  • Exécution rapide du joint de grande qualité en série
  • Il oblige un mouvement de l’un des composants lors du soudage
  • Soudures difficilement accessibles au contrôle non destructif
  • Qualité totalement dépendante du contrôle du procédé
  • Attention aux projections de métal durant l’opération

    7.1.9 Le soudage par étincelage (Procédé n° 24)

    C’est une variante du procédé n° 25 (§ 7.1.8), mais ici, c’est un arc électrique qui porte les extrémités à température de fusion, ensuite les pièces sont rapprochées (forgeage). On est ici dispensé de
    l’usinage préalable des surfaces à souder.

    Ce procédé permet les assemblages bout à bout en Té de profilés ou de fils (Fig 7-29), à savoir les constructions tubulaires, les armatures pour béton, encadrements de porte et de fenêtre, les maillons de chaîne, etc ….
    Remarque : Les conditions de réglage dépendent du type de machine et de la puissance de celle-ci, ainsi que du type de matériau. Il y a donc lieu de consulter le mode d’emploi de la machine.


    Pieces soudees par étincelage
    Pieces soudees par étincelage

 

Pièces soudées par étincelage

7.1.10 Soudage par résistance à haute fréquence (Procédé n° 27)

1. Principe du procédé :

Le soudage à haute fréquence est un procédé de soudage où l’assemblage est réalisé par production de chaleur due à la résistance des pièces au passage d’un courant électrique à haute fréquence avec ou sans application d’un effort. Ce courant H-F peut être appliqué soit par contact direct (Fig 7-30), soit par induction. Dans ce dernier cas, les contacts représentés sur la Fig 7-30, par un solénoïde autour du tube à constituer.


Soudage haute fréquence
Soudage haute fréquence

2. Avantage du courant H-F

La fréquence des courants utilisés varie de 3000 à 500000 Hz. Ces courants ont comme propriété de parcourir la surface d’une pièce à des profondeurs relativement faibles et d’autant plus faibles que la fréquence est élevée. La résistance au passage du courant dans la pièce s’accroît donc avec la fréquence. Cela signifie qu’un haut degré de chauffage de la surface peut être atteint à l’aide de courants d’intensité plus faible, mais sous une tension plus élevée que dans le cas d’un courant conventionnel sous 50 Hz. Le chauffage étant plus local, il est plus rapide, consomme moins d’énergie et se révèle donc plus économique vis-à-vis d’autres procédés.

3. Domaine d’application :

Une des applications majeure est la soudure longitudinale des tubes. Ce procédé permet un soudage continu à grandes vitesses.

Pour voir le cours suivant sur le soudage par faisceau d’électrons
Les cours précédents à consulter:

Soudage par résistance
Soudage par point
Soudage à la molette
Sommaire des cours sur le soudage

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